Tenues vestimentaires agrémentant la plupart du temps les garde-robes féminines, les bas comme les collants sont pourtant bel et bien des vêtements unisexes. Cela n'a rien d'étonnant au regard de l'historique de ces effets vestimentaires. Ainsi, il faut savoir qu'au départ, ces vêtements qui virent le jour en Orient vers le VIème siècle avant JC, étaient essentiellement des habillements masculins au demeurant très prisés des souverains notamment perses, qui en recevaient fréquemment en guise de présents de la part de leurs hôtes de passage.
Toutefois, il faut bien préciser qu'à l'époque, ces sous-vêtements se déclinaient uniquement en bas et non en collant. Les profanes se demanderont certainement la différence qu'il y a à faire entre ces deux articles ! Cette différence réside essentiellement en ce que contrairement au collant, le bas ne comporte pas de culotte. Il se fixe indépendamment du pied jusqu'à la cuisse en épousant au plus près, telle une gaine, la silhouette de son propriétaire. Remis au goût du jour à partir de 1939 grâce à une révolution nommée Nylon, le bas ne cessera de gagner en popularité jusqu'au début de années « yéyés » en 1960. En effet, l'avènement de cette nouvelle matière plastique, le nylon qui en réalité, n'était rien d'autre que du polyamide obtenu par condensation, enthousiasma les industriels lorsqu'en 1940, ils découvrirent au grand bonheur de ces dames, les vertus non filantes du nylon. Aujourd'hui, le bas féminin se décline sous deux principaux modèles : les bas dits auto-fixants et les bas simples.
A la différence de la seconde catégorie, les bas auto-fixants n'ont nul besoin d'une attache quelconque pour se fixer correctement le long de la cuisse et des jambes, grâce notamment à la mise en place sur l'intérieur d'une longue bande en caoutchouc qui adhère carrément à la surface de la peau. Les bas simples quant à eux, ne tiennent en place correctement que grâce à des systèmes d'attaches sophistiqués : les fameux porte-jarretelles ! Quoi qu'il en soit, les bas ont été plus que jamais et sont toujours associés à l'érotisme et à la séduction en général.

Mais malgré sa popularité auprès de la gente féminine, la mise au point du collant par l'américain Allan Grant en 1959 ainsi que le succès mondial de la fameuse minijupe de Mary Quant à partir de 1962, auront raison de lui ! En effet, rattachant directement les bas à un slip, le collant apparut dès lors plus pratique et plus confortable aux consommatrices que les bas classiques ! C'est ainsi qu'à partir de 1959, les grands industriels du secteur rivalisèrent d'idées pour améliorer encore et encore le confort des collants pour la plus grande satisfaction de ces dames !
Confectionnés au départ à partir du polyamide ou nylon comme pour les bas, les collants se déclinèrent au fil des avancées technologiques sous des matériaux de plus en plus élaborés et particulièrement confortables, comme l'élasthanne, d'abord plus connu sous la marque « lycra » ou encore le tactel, la microfibre ou enfin la soie animale. Très appréciés dans le secteur de la mode en général, les collants accompagneront les prémices de la révolution sexuelle en Europe et en Occident en ayant permis le port massif de la minijupe.
